Dernier Noël

Il a fallu un vol vers Milan pour retrouver la joie, la légèreté et l’esprit de Noël!

Par un bon matin noir et froid, je décolle.
Le nez collé au hublot, j’attends.
Les nuages s’éparpillent. Le soleil nous éclabousse de lumière.
Puis le ciel devient bleu.
Je m’extasie sur la beauté des montagnes, la pureté du ciel depuis mon hublot.
Le LA est donné.
A Malpensa, l’air est froid, la chaîne de montagne bien alignée sous le ciel bleu ravageur !
Je me sens gagnée par une belle énergie, une belle gaieté.
Buana giornata!
Les journées de travail sont denses mais ponctuées de pauses café, pâtisseries et chocolats. Allora
Un soir, c’est l’expédition vers le centre de Milan.
Je reste sans voix :la place est calme, impériale et tellement belle.
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La Galeria Galleria Vittorio Emanuele II brille de mille feux.
J’entre dans une bulle dorée et bienfaisante.
Je ris, je me détends et ris encore…
Nous dînons là. Les serveurs conjuguent Signora sur tous tes tons.
C’est tellement agréable que j’ai l’âme d’une diva adulée…
J’emporte dans mes bagages, des délices italiens ; panettone de Cova, Torrone artisanal de Tonara , un cadeau de Sabrina ! Mais aussi des cigarettes pour une amie : une autre histoire de taxe, je crois.
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Le temps de l’Avent a glissé entre mes doigts.
Le compte à rebours a commencé pour les préparatifs du réveillon.
Un malade par ci, un divorce par là. Un nouveau dans la tribu.
La donne a changée.
Partager ses envies, les recettes, se mettre d’accord, s’ organiser pour les courses, la cuisine, la décoration.
Merci Whatsapp !
Je prends en charge le foie gras, le gâteau, les biscuits de Noël et le cocktail plein de peps au cidre, à la Mandarine Napoléon et aux framboises.
J’ai tout juste le temps de m’atteller au foie gras.
Un jeu d’enfant: du sel d’himalaya, du poivre du moulin de Sarawak, du Monbazillac, une nuit au frais avant le bain-marie et un repos incompresible de 72 heures.
Le gâteau bourré d’épices, de jus et zeste d’oranges et de noix de pecan aura droit à son glaçage royal.
Je découvre les illuminations magiques de Paris en terminant mes derniers achats.
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Nous nous retrouvons en début d’après midi pour finir de cuisiner au son des chants de Noël et de blagues.
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Nous entamons le punch passion et les toasts vers 18h pour être en forme pour la messe au Sacré-Coeur.
Pour les plus en forme, nous gravisons en courant les séries de marches.
Nous arrivons pour la fin des vêpres. Des fidèles partent.
Nous attendons sagement. Quelque chose cloche.
Nous ne sommes pas les seuls à ne pas comprendre et à attendre.
Oups.
La messe de Noël débute à 23h30. Fous rires !
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Nous sommes bons pour une grande promenade dans Montmartre.
Nous y rencontrons le père Noel.
Nous rentrons.
A nous les douceurs de cette nuit divine!

Le maelstrom de la rentrée

le temps des vacances terminé, est arrivée la rentrée, ses rites, ses courses et ses nouveaux rythmes.

Les cartables ont fleuri sur les épaules des petits et des grands.

Je n’ai pas résisté. Le mien est marine. Je le porte avec mon caban : j’ai le sentiment de marcher dans les pas de Samantha Davies.

Sourires, bonnes mines, soleil.

Tournesol, pastèque, muscat, châtaignes et champignons.

Tongs, bermudas, robes d’été côtoient costumes stricts et collants.

Les T-shirts affichent des messages : « I want to be cool »,  » Be green ».

Entraînée malgré moi, je rentre dans la ronde effrénée.

« Le temps, le temps, le temps et rien d’autre ».

Nouvel agenda, nouvelles routines, nouvelles activités, nouvelles têtes.

Opération rangement, opération piles, opération relooking, opération repas de famille.

Sortir : découvrir l’esprit cabaret du Bal Blomet, écouter la 6ème symphonie de Tchaïkovski.

Le temps m’échappe.

Une escale à Tours me calme. Je m’interroge devant une telle zenitude…à moins de 2 heures de TGV de Paris.

Et oui, il m’arrive de sursauter pour un rien ?

En même temps, avec ce que nous avons vécu… 3 ans déjà … une éternité ?

Quel plaisir de traverser Paris la nuit, d’apprécier ses lumières, ses terrasses…

Cette année, je rate mon Paris-Versailles : j’explose mon record dans l’autre sens.

Folle de rage, je me console avec ma médaille qui vaut maintenant tout l’or du monde.

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Enfin, rien ne vaut un long week-end pour,

Remettre les pendules à l’heure, marcher en forêt, découvrir le givre du matin, contempler les couleurs magnifiques de l’automne, respirer, chanter, musarder sur un marché, boire une boisson chaude réconfortante dans son canapé, faire des gâteaux avec des fruits confits, des fruits secs, des noix et des épices, de feuilleter des magazines pour dénicher des idées de décorations pour les fêtes.

Retrouver le goût des choses.

Revenir et écrire ces quelques mots.

 

 

 

 

 

 

Le crépuscule tropical

Tu es parti brutalement

De l’autre cote de l’océan.

Je suis triste parce que je suis

Far away from Home.

Je me souviens.

Tu m’as vu grandir.

Tu me ressemblais.

Tu étais ma seule famille.

Tu étais là.

Je ne suis pas ce soir,

Avec tous les nôtres,

Parents, alliés et amis,

A danser et à chanter pour et avec toi.

Je ne serais pas là,

Demain à Morne à l’eau pour un dernier adieu.

Je me souviens du mystère du groska et de la flute

Au crépuscule mêlé au chant des grenouilles

Sur les hauteurs de la Soufrière,

De tes lunettes et de ton sourire moqueur…

Je te souhaite bon voyage.

 

Collioure, mon amour !

Adieu blanquette de Limoux,

Bonjour Sangria, Banyuls, tapas et moustiques !

Le plaisir de se perdre dans les rues fleuries,

De trotter jusqu’à la dernière plage.

De plonger dans cette mer qui timidement clapote.

Je suis assise sur un banc face à la Marina.

Il est midi.

Le ciel et la mer sont bleu Azur.

Il y a un vent doux et constant pour partir vers les îles bien heureuses.

Le temps d’avitailler, de terminer les dernières démarches à la capitainerie…

Il est temps de larguer les amarres !

Cap sur l’ Etoile du sud .

Dans le sillage d’André Derain, d’Henri Matisse et de Zao Wou-Ki !