1.2.3 Soleil

Premiers brouillards Gris Montaigne …
Ce dimanche matin, boulevard Raspail, chantent
Champignons, Potimarrons

Navets, Panais,

Châtaignes, amours en cage et belles poires

Muscat de Hambourg et kakis bien murs.

Le coing attend sagement une pointe de cannelle…

 

Imper à capuche et bottes dans l’entrée.

Chaleur

Du plat mijoté dans sa cocotte,

Du vin à bulles d’Alsace.

 

Après-midi en apesanteur : voyages, cinéma … Pas mal, le « Jeune Karl Marx ».

 

Le Merveilleux de Fred …fond dans la bouche. Magnifique !

 

Pour sortir de cette douce torpeur, rien de vaut un bon bol d’air…

Brocante rue Cler et ses « Oh, c’est beau ».

Puis pour se dégourdir les jambes, le petit jardin d’enfant du Champs de Mars …

La nuit tombe …

Les manèges et les petites boutiques ferment,

Les petites voitures rejoignent leur garage…

Il y a encore

Quelques quidams qui jouent au tennis de table,

Quelques enfants accompagnés …dans l’aire de jeux…

Oh… mais… il y a de la vie dans les buissons ….

C’est Ratatouille et sa famille !

Je me frotte les yeux … Je ne rêve pas …A deux pas des anneaux Olympiques …

Reine des Bobos, je vous en conjure …

30Sep2017

 

Marrons, jolis marrons

Ce midi, j’ai le besoin un besoin irrépressible de respirer.

Entre deux averses, je marche jusqu’au Jardin du Luxembourg.

Les arbres arborent leurs teintes d’automne.

C’est ma saison préférée.

 

Je ne résiste pas à son appel.

J’aime aller ramasser des marrons.

Les vrais. Je ne parle pas des marrons glacés de fin d’année.

C’est le temps idéal pour en trouver des fraichement tombés.

Il y a un vent de tonnerre. Idéal pour respirer et entendre les arbres bien enracinés bouger.

J’arpente les allées du jardin et j’en ramasse un puis deux …

Des petits, des gros, des ronds, des formes cubiques, des biscornus…

Tout lisses et tous brillants.

De véritables bijoux sous les rayons du soleil.

A Paris, ma chasse est bonne au Jardin du Luxembourg et au parc de la Cité Universitaire Internationale.

J’aime y aller parce que l’atmosphère a un « je ne sais quoi » de sérénité, de joie, de nostalgie de l’enfance.

Je m’y sens bien en toute saison. C’est comme en mer, le paysage est toujours différent.

Des arbres, de la lumière, du vent.

Mes poches sont pleines et bien lourdes.

Je vais en disposer sur mon bureau, dans mon salon … faire des petits montages …

Je traverse le parc, passe devant le kiosque où j’écoute concerts et lectures.

 

A la sortie, je tombe sur la nouvelle exposition photo des grilles du Jardin du Luxembourg.

Après les ruches, les abeilles et le miel du monde entier, c’est la loi qui nous interpelle.

http://www.senat.fr/evenement/grilles/la_loi_entre_vous_et_nous.html

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Luminor et ses trésors

Samedi, c’est Luminor, le cinéma d’art et d’essai du Marais.

Ambiance calme et chaleureuse.

Pas de bandes annonces tonitruantes.

Séances mélodie du bonheur avec La la Land, les parapluies de Cherbourg et les demoiselles de Rochefort.

Quel plaisir pour les yeux, les oreilles, la tête et le cœur !

 

Après la séance des parapluies de Cherbourg, j’ai une heure libre avant la séance suivante et une petite faim.

La rue du Temple est très animée : il fait bon, les terrasses sont bondées. Je marche direction Seine et découvre sur le même trottoir l’espace de restauration du BHV Homme.

C’est tout nouveau. L’ouverture a eu lieu lundi dernier.  Il y a des plantes et des stands qui donnent envie de s’installer et de tout goûter. Tout n’est pas encore prêt mais c’est prometteur. Il est ouvert 7 jours sur 7. Comme le magasin.

Je repère un stand qui propose des ceviches, des salades d’avocat … des cocktails…C’est la Plage, la nouvelle annexe du restaurant du 10ème arrondissement.

J’ai envie d’exotisme, de nouvelles saveurs.Je commande un ceviche péruvien de dorade et une salade d’avocat : ce sera parfait. Je n’ai pas envie d’entrer dans un restaurant ! Je vais pouvoir manger sur le pouce en profitant du jour !

La patronne m’explique le principe du ceviche : c’est une préparation minute avec une cuisson du poisson au citron vert.  Il est servi pimenté dosé à convenance avec de la coriandre, de la patate douce et du popcorn de mais local.

C’est plus savoureux que le sushi et je n’ai pas besoin d’ajouter de la sauce soja pour le manger.La salade d’avocat est du même cru, assortiment de tomates, oignon rouge, coriandre et assaisonnement.

Je dévore littéralement mon plat et ça fait rire la patronne et un de ses amis brésiliens présent. J’ai la chance de boire avec, un jus de fruit de la passion. Un pur bonheur !

Me voilà rassasiée pour partir au pays léger des Demoiselles de Rochefort !

Quelle belle découverte !

Je reviendrai.

Un peu de magie ce matin

« Quand l’été a disparu
Quand le temps s’en est allé
Du côté des saisons, ma saison
On ne peut que soupirer
Regretter l’été
Mais pour revivre un jour d’été
Lorsque l’hiver s’est installé
Et que votre coeur s’est glacé
Il faut aimer… » Michel Legrand

Ecolo How – The retour

De retour  !
Dur atterrissage à Paris. Sous la pluie après une courte escale à Mahé.

Et les semaines très intenses à Madagascar.

Expédition au fin fond du Makay.

 

 

Un périple pour s’y rendre : il y a la mythique Nationale 7 malgache puis tous les autres moyens de transport pour s’y rendre : mazette, toutes les aventures !!!! et nous étions en saison sèche. Je n’imagine pas ce voyage pendant la saison des pluies.

 

Grande nouvelle : je suis rentrée entière !

Transformée.

Toujours en cogitation pour vivre mieux.

Toujours apprendre, progresser et grandir.

 

C’était l’hiver à Madagascar !

Le temps d’hibernation des crocodiles et des feux de camp.

Heureusement les moustiques étaient peu nombreux !

Et les serpents inoffensifs.

Il faut croire que les risques étaient ailleurs !!!

La terreur végétale : le pois Mascate.

Il est présent sous forme de liane et a des gousses aux poils urticants. Il y en a partout.

Il faut avoir un oeil de lynx pour les éviter.

 

Le savon d’Alep manquait de glamour mais il a fait son job. Même avec mes cheveux épais et bouclés.

Zéro pointé pour la goutte d’huile essentielle comme déodorant naturel quand on marine dans son jus du matin au soir.

La solution alternative, m’asperger de produit anti-moustique bio Puressentielles sous les aisselles.

J’ai amèrement regretté les lingettes.

Bonne nouvelle, pour une prochaine fois : Il en existe des biodégradables.

Un conseil : ne jamais partir sans lingettes.

Cela fait tellement du bien au moral quand le soir ; et oui, à 18h, c’est la nuit complète.

Quel contraste avec nos soirées d’été.

Après avoir marché toute la journée le plus souvent, les pieds dans l’eau, puis monté sa tente à la frontale, pouvoir se débarbouiller et sentir bon, c’est tout simplement un pur bonheur.

-)

L’huile de monoï dans les cheveux est une valeur sure pour se faire du bien.

Ce parfum subtil est vraiment apaisant.

Mes mélanges karité huile essentielles ont protégé et cicatrisés ma peau : ah, les épines d’acacia !!!!! ça fait mal !!!!

Ma peau a toujours été bien hydratée.

 

J’ai encore dans la tête : les ciels étoilés , les merveilleux levers et couchers de soleil, les dialectes, des paysages à couper le souffle,  des sourires, des « Comment t’appelles-tu ? ».

 

Ecolo how !

Direction l’Eldorado perdu !

Chasse au poids, chasse aux emballages, chasse aux pratiques polluantes.

 

 

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Nous partons avec 1 sac de 23 kilos maximum : tente, matelas, couette, pharmacie, chaussures de marche, 3 hauts, 3 bas, 3 changes, un contenant vide pour le repas du midi, le nécessaire à lessive : bassine pliable, savon de Marseille, fil et pinces à linge, nécessaire de toilette, appareil photo.

Le plus difficile pour moi concerne les soins d’hygiènes et les cosmétiques.

Je me démaquille matin et soir avec des cotons prédécoupés, j’applique une crème de jour, une crème de nuit. Je fais un gommage hebdomadaire … je chouchoute ma peau.

Lorsque je pars en vacances et spécifiquement sous les tropiques, je pars avec ma réserve d’anti-moustique spéciale zones infectées. J’ai l’habitude de m’en asperger de la tête au pied.

Pour lutter contre les moustiques et réduire mon stress de ne pas utiliser mes produits habituels « qui marchent », j’ai combiné ;

  • Vitamine B1 avec Bénerva
  • Homéopathie avec
  • Huile d’ANDIRONA et huile essentielle d’eucalyptus citronné
  • Puressentielle

 

Pour l’écran total, même combat, je m’en tartine tout le long de la journée sur le visage.

C’est tellement ancré en moi que je ne me suis même pas posée de question de l’empreinte chimique.

Je pars avec un savon d’Alep pour la douche.

Du savon de Marseille pour la lessive.

De la poudre de Sidr et de la poudre de banane pour laver mes cheveux :  le savon d’Alep comme shampoing n’est pas une option pour mes cheveux sont épais et bouclés.

Pour soigner mes cheveux :  du monoï.

Pour le henné : hum, je le ferai au retour avec une bonne coupe.

Pour ce périple, un bandana me permettra d’être bien coiffée tous les jours. Sans prise de tête.

Du beurre de karité pour remplacer lait hydratant pour le corps,

De l’huile essentielle de Palma rosa comme déodorant.

Je pars aussi avec d’autres huiles essentielles que j’utilise pour mes petits bobos ; immortelle, genévrier, lavande, cèdre d’atlas, géranium….

Du sel pour me brosser les dents.

 

J’ai le souvenir d’avoir découvert en 2013 à Yakushima, île merveilleuse au large de Kagoshima, le principe de garder ses déchets et de ne marcher que dans le chemin prévu pour nous pour limiter notre impact sur la forêt de la « Princesse Momonoké ».

Quel souvenir !

Une forêt magique avec des cèdres incroyables et des animaux si proches …. J’ai crapaüté dans les alpes et autres endroits du monde mais je n’ai jamais trouvé d’endroits aussi bien préservés jusqu’à aujourd’hui.

Comme nous reviendront avec nos déchets et bien… Adieu tampons, et serviettes jetables. Vu comme cela ….

Bienvenue dans le monde des cups ! Là pour le coup, je trouve cela barbare et pas à la hauteur du confort connu. J’espère sincèrement ne pas en avoir besoin.

 

Sympa. Késako ?

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Dans les dernières recommandations, je découvre le pisse-debout pour les femmes.

J’ai choisi ce modèle et je l’ai testé dimanche en haut de la côte des Gardes : pour les amateurs de la course Paris-Versailles, là où j’ai perdu 5 minutes l’année dernière pour faire pipi.

Je valide ce produit : à 3 mètres de la route, au pied des ronces, je me suis soulagée en toute discrétion. En un temps record.

Je vérifie les câbles et les chargeurs, les piles, les papiers.

Dernière to-do-List avant de me coucher.

Demain est un autre monde !

Coupée du monde pendant quelques semaines.

Je vous raconte mes aventures à mon retour.

 

 

 

Je sais tout faire, pas vous ?

Je ne sais pas pour vous, mais depuis que j’ai une tablette, je sais tout faire.

 

Non, non, ce n’est pas une blague. Je sais tout faire.

Je pars en expédition dans exactement 12 jours …. À une bonne dizaine d’heures de vol de Paris…

Pour cette raison, je viens de m’acheter une tente dernier cri pour ce climat et les moustiques que je vais rencontrer. Je dois y dormir pendant plusieurs semaines : le sommeil doit être réparateur.

Pour parer à toute éventualité, je teste le montage et son utilisation.

Il y a un mode d’emploi avec des croquis : principe Ikea.

J’ai dégagé les meubles de la salle à manger pour pouvoir la monter.

Pour les piquets, je vais m’en passer : ça ne va pas le faire avec le parquet.

Les croquis, c’est bien.

Mais j’ai toujours des questions métaphysiques et puis il existe toujours une multitude de façons de comprendre un croquis. Donc autant d’options de montage, n’est-ce pas ?

Tada ! Ma baguette magique se nomme YouTube.

Pour lever mes doutes, trouver une option obscure d’une application Windows, un enseignement de développement personnel ou bien pour changer la chasse d’eau …YouTube.

Il existe des vidéos pour trouver une solution à tous types de problèmes.

Une vidéo que je peux visualiser autant de fois que je veux.

Je peux suivre à mon rythme chaque étape en l’arrêtant ….

C’est la 3D !

C’est révolutionnaire…

Pour le montage de ma tente, j’ai trouvé plusieurs vidéos pour ce modèle.

Ce qui est drôle, c’est que ce sont à chaque fois des grands gaillards musclés qui s’y collent.

J’ai trouvé une vidéo en anglais. En russe ? en croate ?

Une me plaît particulièrement parce que la musique est de Dépêche Mode.

C’est une idée, je pourrais une fois arrivée à destination, faire une vidéo du montage de ma tente….

Avec une musique cool …

Dans cet eldorado perdu …

Idée à creuser sérieusement….

 

Bonne nouvelle, ma tente trône dans ma salle à manger.

Elle est spacieuse. Il a y des emplacements pour mettre de l’eau, le réveil … Génial.

Il me manque un matelas gonflable pour bien dormir.

Ce qui est réconfortant, c’est d’y arriver.

Je suis tellement fière de moi lorsque je réussis.

Je n’ai peur de rien.

J’ai You Tube avec moi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’ai deux amours, les J.O et Paris

Ce matin plus de 3000 concurrents se sont lancés dès 9 heures dans le bassin de Villette pour 1500 mètres de nage libre du triathlon nouvelle Edition de Paris.

J’ai l’air de cette chanson dans la tête.

 

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Ce matin plus de 3000 concurrents se sont lancés dès 9 heures dans le bassin de Villette pour 1500 mètres de nage libre du triathlon nouvelle Edition de Paris. Direction la Géode.

 

nager_devant _la_Géode

Après le départ de la première vague, je me suis rendue à la première transition. Je suis fascinée par toute la préparation de ces compétiteurs : mental, corps, matériel. Les transitions sont règlementées. Passer de nageur en combinaison à cycliste. Puis ensuite de cycliste à coureur n’est pas une évidence, loin de là.

arrivée des premiers nageurs

Oui, les transitions sont stratégiques : on peut gagner ou perdre du temps.

Une erreur d’itinéraire, une chute, une crevaison, un bidon qui tombe….

Tout peut arriver !!! Quel suspense…

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Je prends la même direction que les concurrents qui partent le vélo à la main.

Vue sur la Philharmonie dans les nuages.

Puis retour sur les quais du bassin de la Villette.

Image sympathique : à gauche, sur les pavés glissants, les triathlètes en vélo, « un véritable Paris-Roubaix », à droite, les nageurs et au milieu, les supporteurs « Allez Jérôme » et les habitués du quartier, qui en boubou avec un caddie, qui avec poussette et marmaille, qui endimanché, se retrouvent sous la pluie dans cette jolie ambiance surréaliste.

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Je ne peux vraiment pas suivre à pied les vélos …

40 kms …Avec toute ma bonne volonté … Je suis trempée …Et puis, nous ne sommes pas à Lausanne, où toutes les épreuves ont lieu sur le même spot autour du lac…Où il est possible de suivre toute la course en un clin d’œil …

Ici, les concurrents ont Paris à leurs pieds : cela doit être grandiose …

Habituée des courses à pied dans Paris, j’apprécie le parcours en plein centre de Paris…J’avoue, qu’en tant que participante, je n’aime pas les boucles…le parcours fait partie de ma motivation …Esthète, j’ai souvent la tête levée…Je profite à fond de ce moment. Paris, c’est mon rêve joli !

Je prends le métro à Stalingrad. Je me rends tout d’abord à Charles de Gaulle Etoile (ligne 2) puis à Trocadéro (ligne 6).

Du Trocadéro, j’ai une vue fantastique sur le parcours et l’aire de transition au pied de la Tour Eiffel.

deuxième transition

Je peux voir quelques-uns et quelques-unes arriver en vélo, puis repartir à pied….

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Puis je me rends dans le village Triathlon expo où se trouve l’arrivée.

Et j’ai le plaisir de voir les 10 premiers « finishers « …

Le premier réalise le tout en 1.53.13.

Pas mal … Il faut encore grignoter quelques minutes pour un podium olympique…Quelle fraîcheur …

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Léonie Periault, le sourire de Poissy,  est 8ème au classement général.

Bravo à tous les concurrents !!!

Ce n’est pas tout, j’ai une petite faim.

Une envie de cerises …je me rends au marché de la Motte-Piquet et regardez !

C’est un signe …

J’ai deux amours, les J.O et Paris ….

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